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	<title><![CDATA[Pauline et kamel univers]]></title>
	<description><![CDATA[Flux RSS des articles]]></description>
	<pubDate>Sat, 22 Nov 2008 22:20:41 +0100</pubDate>
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		<title><![CDATA[frères ennemis]]></title>
		<link>http://pao.eklablog.com/article-13461-61520-freres-ennemis.html</link>
		<dc:creator>Pao</dc:creator>
		<description><![CDATA[il y avait un orphelin que le sort n&rsquo;a pas g&acirc;t&eacute;. Ayant perdu ses parents tr&egrave;s t&ocirc;t, il est ballott&eacute; entre les membres de sa famille qui l&rsquo;ont adopt&eacute; &agrave; contre-c&oelig;ur. Il est brim&eacute;, insult&eacute;, m&eacute;pris&eacute; et soumis...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[il y avait un orphelin que le sort n&rsquo;a pas g&acirc;t&eacute;. Ayant perdu ses parents tr&egrave;s t&ocirc;t, il est ballott&eacute; entre les membres de sa famille qui l&rsquo;ont adopt&eacute; &agrave; contre-c&oelig;ur. Il est brim&eacute;, insult&eacute;, m&eacute;pris&eacute; et soumis &agrave; une vie d&rsquo;enfer. Il est de toutes les corv&eacute;es. Rien ne lui est &eacute;pargn&eacute;. Il est aux champs du lever au coucher du soleil. C&rsquo;est &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 12 ans qu&rsquo;il s&rsquo;affranchit du joug familial. <p class="spip">Il prend son courage &agrave; deux mains et quitte ses parents adoptifs vers de nouveaux horizons. Il aide les gens dans les travaux des champs ou autres. L&rsquo;argent qu&rsquo;on lui remet si infime soit-il est th&eacute;sauris&eacute;. En atteignant l&rsquo;&acirc;ge de 20 ans, gr&acirc;ce &agrave; ses &eacute;conomies forc&eacute;es, il se construit une maison en dur, se marie et s&rsquo;ach&egrave;te des parcelles de terre. Quelques ann&eacute;es plus tard, il est p&egrave;re de trois gar&ccedil;ons. Du matin au soir, il trime dans les champs en compagnie de son &eacute;pouse.</p> <p class="spip">Les enfants grandissent. Ils sont maintenant adultes. Ils veut les marier mais avant de r&eacute;aliser ce g&eacute;n&eacute;reux projet, sa femme meurt. Et, comme un malheur n&rsquo;arrive jamais seul, il contracte une &eacute;trange maladie qui le d&eacute;charne de jour en jour. Voyant la fin de leur p&egrave;re avancer &agrave; grands pas, ses deux fils a&icirc;n&eacute;s, anim&eacute;s d&rsquo;un &eacute;go&iuml;sme exacerb&eacute;, se concertent avec le cadet afin de partager les biens de leur p&egrave;re encore vivant.</p> <p class="spip">Le cadet n&rsquo;est pas content de l&rsquo;initiative de ses deux fr&egrave;res. Pour &eacute;viter une querelle, qui pourrait lui &ecirc;tre fatale, il leur c&egrave;de tout. A ses yeux aucun bien ne vaut son p&egrave;re.</p> <p class="spip">Tant qu&rsquo;il est en vie il s&rsquo;en occupera, advienne que pourra&nbsp;!</p> <p class="spip">C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;un matin, il quitte la maison o&ugrave; il est n&eacute; et les terres qu&rsquo;il a travaill&eacute;es vers des horizons incertains. Mais vaut mieux cela, qu&rsquo;une animosit&eacute; d&eacute;clar&eacute;e. On sait comment elle commence mais jamais comme elle finit. Le cadet n&rsquo;a qu&rsquo;un seul souci en t&ecirc;te, comment gu&eacute;rir son p&egrave;re.</p> <p class="spip">Il le transporte sur son dos (itsbibith) et va de hameau en hameau (si thadrath ar thardarth) demandant la charit&eacute; aux gens. Il demande aussi, s&rsquo;il y a un rem&egrave;de efficace contre la maladie de son p&egrave;re. Un jour, quelqu&rsquo;un lui apprend que seul &quot;amghar azemni&quot; (le vieux sage) est capable de gu&eacute;rir son p&egrave;re. Il s&rsquo;y rend. &quot;Amghar azemni&quot; lui conseille des herbes m&eacute;dicinales &agrave; broyer et &agrave; faire avaler au malade.</p> <p class="spip">Miracle&nbsp;! Au bout de quelques jours, le vieil homme malade se met &agrave; s&rsquo;alimenter normalement, puis &agrave; reprendre des forces et des rougeurs. Compl&egrave;tement gu&eacute;ri, le p&egrave;re qui ignorait tout de ce qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; derri&egrave;re son dos, veut retourner chez lui pour reprendre en main ses biens. Pour &eacute;viter des probl&egrave;mes, le cadet lui dit que cela ne sert &agrave; rien d&rsquo;y retourner. Il va s&rsquo;occuper de lui jusqu&rsquo;&agrave; la fin de sa vie. S&rsquo;ils sont dans cette contr&eacute;e, c&rsquo;est leur destin qui l&rsquo;a voulu. Et on n&rsquo;y peut rien contre le destin. En v&eacute;rit&eacute;, le cadet ne voulait pas que son p&egrave;re rentre en conflit avec ses fr&egrave;res et soit chagrin&eacute; par leur comportement &eacute;go&iuml;ste.</p> <p class="spip">Les p&eacute;r&eacute;grinations du fils et du p&egrave;re les am&egrave;nent dans une ville &agrave; forte densit&eacute; humaine. C&rsquo;&eacute;tait la capitale du pays. De ses mains, le cadet se construit une modeste habitation. Il laisse son p&egrave;re d&rsquo;un &acirc;ge avanc&eacute; maintenant &agrave; la maison, et va gagner sa vie en travaillant. Les premiers temps, il fait tous les travaux qu&rsquo;on lui demande de faire. Pourvu qu&rsquo;&agrave; la fin de la journ&eacute;e il puisse ramener de quoi manger &agrave; son p&egrave;re.</p> <p class="spip">Petit &agrave; petit, un n&eacute;gociant le remarque et le prend &agrave; son service. Bient&ocirc;t il gagne bien sa vie et se permet m&ecirc;me de faire la charit&eacute; aux mendiants qui viennent le solliciter. Son patron est intrigu&eacute;, il le surveille pour voir s&rsquo;il ne donne pas l&rsquo;aum&ocirc;ne de ce qui lui appartient. Il se rend compte que l&rsquo;homme qu&rsquo;il a pris &agrave; son service est d&rsquo;une grande honn&ecirc;tet&eacute;. Il le prend plusieurs fois en apart&eacute; pour lui dire que c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;agissent les niais, et que s&rsquo;il veut appartenir &agrave; cette cat&eacute;gorie il n&rsquo;a qu&rsquo;&agrave; continuer. Le cadet le remercie pour son conseil avis&eacute; mais continue &agrave; partager ce qu&rsquo;il gagne avec les n&eacute;cessiteux.</p> <p class="spip">Le soir, il rentre chez lui et donne &agrave; manger &agrave; son p&egrave;re de la viande tendre, hach&eacute;e en menus morceaux, pour qu&rsquo;il puisse l&rsquo;avaler sans m&acirc;cher, car il &eacute;tait devenu &eacute;dent&eacute;. Les ann&eacute;es passent. Le p&egrave;re devenu tr&egrave;s vieux, dit &agrave; son fils une nuit&nbsp;: <br />&nbsp; La mort va bient&ocirc;t me happer, mais avant que ce moment n&rsquo;arrive, je voudrai que tu te maries et que je puisse prendre dans mes bras mes petits-enfants&nbsp;! <br />&nbsp; C&rsquo;est Dieu qui d&eacute;cide de &ccedil;a&nbsp;! Le jour o&ugrave; il le d&eacute;cidera, le mariage se fera&nbsp;!</p> <p class="spip">Le fils voudrait bien faire plaisir &agrave; son p&egrave;re mais, pour le moment, il ne peut pas.Le mariage co&ucirc;te les yeux de la t&ecirc;te. Ce qu&rsquo;il a gagn&eacute; il l&rsquo;a donn&eacute; aux pauvres. Il est sans le sou.</p> <p class="spip">Pour le remercier de son d&eacute;vouement son p&egrave;re lui prend la t&ecirc;te, la caresse et lui dit&nbsp;: <br />&nbsp; Ak&rsquo; ifk rebbi thamet&rsquo;t&rsquo;outh Ih&rsquo;ar zen, ifahmen, its quadaren <br />&nbsp; Ak&rsquo;yar nou Id&rsquo;rimen, d&rsquo;imoqranen, isendiaq tchouren (Que Dieu te donne une femme &eacute;conome, intelligente, respectueuse et de l&rsquo;argent &agrave; profusion&nbsp;!)</p> <p class="spip">Le p&egrave;re v&eacute;cut jusqu&rsquo;&agrave; un &acirc;ge tr&egrave;s avanc&eacute; et un jour il tire sa r&eacute;v&eacute;rence. Le cadet est &eacute;plor&eacute;, il pleure la mort de son p&egrave;re. Il reprend son travail chez le n&eacute;gociant et reprend ses habitudes et dilapide son argent. Le n&eacute;gociant parle de son employ&eacute; &agrave; tous les clients qu&rsquo;il conna&icirc;t. Colport&eacute; de bouche &agrave; oreille, l&rsquo;&eacute;trange comportement de l&rsquo;homme arrive au palais. Le roi en fut inform&eacute;. Intrigu&eacute;, il convoque l&rsquo;homme. Il l&rsquo;invite &agrave; lui raconter sa vie. Le cadet s&rsquo;ex&eacute;cute sans omettre aucun d&eacute;tail. Son histoire &eacute;meut le roi. Il le prend en sympathie et contre toute attente, il lui propose en mariage sa fille. Le mariage dure sept jours et sept nuits.</p> <p class="spip">Le cadet vit au palais depuis quelques mois, plusieurs fois par jour, il dit &agrave; haute voix&nbsp;:  <br />&nbsp; Yioun (un), Sin (deux) Les premiers temps, sa femme ne lui dit rien. Mais un jour, elle lui dit&nbsp;: <br />&nbsp; D&rsquo;achou n-el ma&acirc;na N yioun sin Ith qar edh akka&nbsp;? (Que veulent dire ces chiffres que tu prononces tout le temps&nbsp;?) Le cadet lui sourit, mais se tait.</p> <p class="spip">Elle a beau lui demander des explications, il refuse de lui dire quoi que ce soit. Un jour, elle dit &agrave; son p&egrave;re le roi&nbsp;: <br />&nbsp; Mon mari me cache quelque chose, s&rsquo;il continue, il va me rendre jalouse. Il dit toujours yioun sin (un, deux). je ne sais pas ce qu&rsquo;il vise. (yioun) un, c&rsquo;est peut-&ecirc;tre moi, et sin (deux) c&rsquo;est peut &ecirc;tre ma rivale&nbsp;! Je veux que tu l&rsquo;appelles et que tu l&rsquo;obliges &agrave; te d&eacute;voiler la clef de l&rsquo;&eacute;nigme&rdquo;. Le roi n&rsquo;est pas content si cela s&rsquo;av&egrave;re juste, il va s&eacute;vir contre le cadet qu&rsquo;il a mis sous sa protection, et voil&agrave; comment il le remercie&nbsp;! Aussit&ocirc;t apr&egrave;s l&rsquo;entrevue, il est convoqu&eacute; chez le roi qui lui dit &agrave; br&ucirc;le-pourpoint&nbsp;: <br />&nbsp; Tu vas m&rsquo;expliquer sur le champ ce que veulent dire yioun (un) sin (deux que tu prononces tout le temps&nbsp;! Normalement entre mari et femme il n&rsquo;y a pas de secrets. Je ne comprends pas ton attitude. Si tu caches quelque chose, dis-le moi, ma fille est intrigu&eacute;e autant que moi. Tu refuses de donner des explications &agrave; ta femme, mais tu vas les donner &agrave; moi et tout de suite&nbsp;! <br />&nbsp; Ne te mets pas en col&egrave;re, noble roi&nbsp;! Si je ne lui ai rien dit, c&rsquo;&eacute;tait pour aiguiser sa curiosit&eacute; et tester si elle a de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t pour moi&nbsp;! Le secret j&rsquo;allais le lui d&eacute;voiler de toute fa&ccedil;on&nbsp;! <br />&nbsp; Quel est donc ce secret&nbsp;? parle&nbsp;! <br />&nbsp; Yioun (un) correspond &agrave; mon premier v&oelig;u &agrave; atteindre, et je l&rsquo;ai atteint en &eacute;pousant votre fille&nbsp;! Elle a toutes les qualit&eacute;s requises, c&rsquo;est ce que m&rsquo;a souhait&eacute; mon p&egrave;re avant de mourir. Gr&acirc;ce &agrave; Dieu et vous, je suis combl&eacute;&nbsp;!</p> <p class="spip">&quot;Da&acirc;ouath n-l-lkhir B-ava lah&rsquo;qentiyid akken ig mena&nbsp;!&quot; Ces b&eacute;n&eacute;dictions se sont r&eacute;alis&eacute;es toutes les deux. C&rsquo;est pour cela que je disais tout le temps yioun (un) sin (deux). Sin (deux) veut dire aussi que les v&oelig;ux et les b&eacute;n&eacute;dictions de mon d&eacute;funt p&egrave;re ont &eacute;t&eacute; exauc&eacute;es car en me faisant votre gendre vous faites de moi un homme riche. Le roi &eacute;clate de rire. Il appelle sa fille et l&egrave;ve tous les malentendus. Quelques ann&eacute;es plus tard, avant de mourir de vieillesse le roi, qui n&rsquo;avait pas d&rsquo;h&eacute;ritier, le d&eacute;signe solennellement en tant que successeur.</p> <p class="spip">A la mort du roi, il prend les r&ecirc;nes du pays et gouverne avec sagesse et &eacute;quit&eacute;. Une fois par semaine, il donne &agrave; manger sur la place publique du couscous avec viande &agrave; tous les mis&eacute;reux. Il veille lui-m&ecirc;me &agrave; la distribution mont&eacute; sur son cheval immacul&eacute;. Il ne rentre au palais que quand tout le monde a mang&eacute;.</p> <p class="spip">Un jour, il remarque deux individus en guenilles et le teint &eacute;maci&eacute;, qui mangent comme des ogres. Il se rapproche d&rsquo;eux et remarque avec &eacute;tonnement que les deux hommes affam&eacute;s n&rsquo;&eacute;taient autre que ses fr&egrave;res a&icirc;n&eacute;s. Il les convoque au palais et leur demande de lui raconter leur histoire. Il les &eacute;coute attentivement. Ses fr&egrave;res racontent leur vie sans omettre aucun d&eacute;tail et concluent qu&rsquo;ils ont mal agi, vis-&agrave;-vis de leur p&egrave;re et de leur fr&egrave;re cadet. Leur v&oelig;u le plus cher et de retrouver leur p&egrave;re et leur fr&egrave;re s&rsquo;ils sont encore en vie. S&rsquo;ils les trouvent ils leur demanderont pardon. Leur &eacute;go&iuml;sme les a pouss&eacute;s &agrave; m&eacute;priser leur p&egrave;re et leur fr&egrave;re. Ils se repentent aujourd&rsquo;hui.</p> <p class="spip">Leur fr&egrave;re cadet est &eacute;mu, bien que devenu roi, il verse des larmes qui &eacute;tonnent les deux fr&egrave;res, mais n&rsquo;osent rien lui dire. Il essuie ses larmes et leur dit&nbsp;: <br />&nbsp; Je suis votre fr&egrave;re cadet&nbsp;! Ils se l&egrave;vent ahuris et se prosternent devant lui.  <br />&nbsp; Fais de nous ce que tu veux, fr&egrave;re, nous m&eacute;ritons un ch&acirc;timent exemplaire&nbsp;! Mais dis-nous, o&ugrave; est notre p&egrave;re&nbsp;?<br />&nbsp; Notre p&egrave;re est mort il y a &agrave; peine deux ans&nbsp;! <img alt="-" class="spip_puce" src="http://www.algerie-dz.com/puce.gif" />&nbsp;&nbsp;Nous aurions aim&eacute; le voir&nbsp;! <br />&nbsp; Il est trop tard, mes fr&egrave;res&nbsp;!</p> <p class="spip">Penauds les deux fr&egrave;res ne savent plus o&ugrave; se mettre,. Ils ont manqu&eacute; de discernement et les voil&agrave; devenus des mendiants. Magnanime, leur fr&egrave;re cadet leur pardonne leur errement et les garde au palais o&ugrave; il les marie. &quot;Our kefount eth&rsquo;houdjay i nou our kefoun ird&rsquo;en tsemz&rsquo;ine. As m-el&acirc;id&rsquo; ametch ak&rsquo;soum ts h&rsquo;em&rsquo;zine ama ng&rsquo;a thiouanz&rsquo;iz&rsquo;ine.&quot; (Mes contes ne se terminent, comme ne se terminent le bl&eacute; et l&rsquo;orge. Le jour de l&rsquo;a&iuml;d, nous mangerons de la viande avec des p&acirc;tes, jusqu&rsquo;&agrave; avoir des pommettes rouges et saillantes).</p>]]></content:encoded>
		<pubDate>Fri, 28 Dec 2007 17:32:34 +0100</pubDate>
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