<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
 xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
 xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
<channel>
	<title><![CDATA[Pauline et kamel univers]]></title>
	<description><![CDATA[Flux RSS des articles]]></description>
	<pubDate>Sat, 22 Nov 2008 22:20:55 +0100</pubDate>
	<link>http://pao.eklablog.com</link>
	<language>fr</language>
	<generator>http://www.eklablog.com</generator>
	
	<item>
		<title><![CDATA[Akalous]]></title>
		<link>http://pao.eklablog.com/article-13463-61524-akalous.html</link>
		<dc:creator>Pao</dc:creator>
		<description><![CDATA[La l&eacute;gende n&rsquo;a pas retenu ni son nom, ni celui de sa bien-aim&eacute;e. Tout ce que l&rsquo;on sait c&rsquo;est qu&rsquo;il &eacute;tait forgeron dans un village dont l&rsquo;emplacement, &agrave; notre connaissance, n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; localis&eacute; avec...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<span style="color: #353331">La l&eacute;gende n&rsquo;a pas retenu ni son nom, ni celui de sa bien-aim&eacute;e. Tout ce que l&rsquo;on sait c&rsquo;est qu&rsquo;il &eacute;tait forgeron dans un village dont l&rsquo;emplacement, &agrave; notre connaissance, n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; localis&eacute; avec exactitude. Tant&ocirc;t on le situe du cot&eacute; de A&iuml;n El Hammam, tant&ocirc;t du c&ocirc;t&eacute; de Draa El Mizan. On ne sait pas non plus &agrave; quelle &eacute;poque ont eu lieu les &eacute;v&eacute;nements de cette histoire devenue l&eacute;gendaire. Le plus important ne r&eacute;side peut-&ecirc;tre pas l&agrave; mais dans ces fragments de r&eacute;cit que l&rsquo;on se raconte encore de nos jours et qui illustrent de fort belle mani&egrave;re ce dont est capable un homme bless&eacute; dans son amour-propre.<br /> </span><p>&nbsp;</p><p><span style="color: #353331">Les forgerons &ndash; et cela &eacute;tait valable dans toutes les groupements humains et toutes les aires culturelles- occupaient autrefois un rang tr&egrave;s important au sein de leur communaut&eacute;. C&rsquo;&eacute;taient eux qui fournissaient &agrave; la soci&eacute;t&eacute; &agrave; laquelle ils appartenaient toutes les armes et les outils dont elle avait besoin. De son savoir-faire et son labeur d&eacute;pendaient totalement le bien-&ecirc;tre des gens avec qui il vivait.<br /> </span></p><p><span style="color: #353331">A Akalous, il y avait un jeune forgeron qui r&eacute;alisait des merveilles avec les minerais qu&rsquo;il arrachait des entrailles de la terre et qu&rsquo;il travaillait et fa&ccedil;onnait &agrave; coups de marteau au milieu d&rsquo;un feu insoutenable et d&rsquo;une fum&eacute;e qui ne l&rsquo;indisposaient pas parce qu&rsquo;il les c&ocirc;toyait depuis longtemps.<br />Il &eacute;tait encore enfant lorsqu&rsquo;il avait remplac&eacute; son p&egrave;re, mort tr&egrave;s t&ocirc;t (*). Le jeune enfant, conscient de son immense devoir vis-&agrave;-vis de son village, s&rsquo;&eacute;tait mis &agrave; travailler d&rsquo;arrache-pied avec ses petites mains&hellip; Il s&rsquo;y prenait si bien qu&rsquo;il ne s&rsquo;&eacute;tait pas &eacute;coul&eacute; plus d&rsquo;une ann&eacute;e qu&rsquo;il avait d&eacute;j&agrave; acquis la force et l&rsquo;endurance n&eacute;cessaires pour ce genre de m&eacute;tier.<br /> </span></p><p>&nbsp;</p><p><span style="color: #353331">Le temps passa. Le forgeron-enfant &eacute;tait devenu un homme d&rsquo;une tr&egrave;s grande force. A tel point que tous les jeunes hommes de son village le jalousaient. Quant aux filles, toutes celles qui le croisaient n&rsquo;avaient qu&rsquo;un seul r&ecirc;ve: devenir son &eacute;pouse ! Ah ! Qu&rsquo;elle serait heureuse celle qui partagerait la vie d&rsquo;un tel homme ! Il &eacute;tait grand, fort, beau, besogneux et, surtout, c&rsquo;&eacute;tait un homme important au village.<br />Le forgeron d&rsquo;Akalous avait une m&egrave;re et deux s&oelig;urs. Toutes les filles et les m&egrave;res du village cherchaient leur compagnie et redoublaient d&rsquo;ing&eacute;niosit&eacute; pour leur &ecirc;tre agr&eacute;ables afin de les inciter &agrave; faire pencher le c&oelig;ur du forgeron de leur c&ocirc;t&eacute;.<br /> </span></p><p>&nbsp;</p><p><span style="color: #353331">Puis, vint le jour o&ugrave; le regard du jeune homme rencontra celui d&rsquo;une jeune fille du village. Son c&oelig;ur de muscles et d&rsquo;acier s&rsquo;&eacute;tait mis &agrave; battre tr&egrave;s fort. Elle lui avait souri. Cela n&rsquo;arrivait pas souvent dans un pays o&ugrave; la pudeur emp&ecirc;chait les femmes de lever les yeux sur les hommes. Cette fille-l&agrave; avait os&eacute;. Elle avait brav&eacute; un tabou. Elle n&rsquo;avait pas eu peur d&rsquo;exprimer ce qu&rsquo;elle &eacute;prouvait au plus profond de son &ecirc;tre. A son tour, le jeune forgeron avait prit son courage &agrave; deux mains et lui avait demand&eacute; qui &eacute;tait son p&egrave;re. Quand elle eut r&eacute;pondu, il lui sourit de nouveau et elle s&rsquo;en alla en courant. Autrefois, c&rsquo;&eacute;tait ainsi que les jeunes gens en &acirc;ge de se marier communiquaient. Courir signifiait, entre autres, que la fille &eacute;tait press&eacute;e, non pas d&rsquo;arriver chez elle, mais de trouver un &eacute;poux&hellip;Et cet &eacute;poux, c&rsquo;&eacute;tait celui auquel elle avait souri avant de se mettre &agrave; courir! Cela signifiait aussi qu&rsquo;elle &eacute;tait press&eacute;e de rentrer pour &eacute;viter que d&rsquo;autres regards masculins se posent sur elle.<br /> </span></p><p>&nbsp;</p><p><span style="color: #353331">Le soir m&ecirc;me, le jeune forgeron parla de cette fille-l&agrave; &agrave; sa m&egrave;re. Celle-ci, apr&egrave;s avoir entendu son fils, se frappa la poitrine.<br /> </span></p><p><span style="color: #353331">- Oh&nbsp;! Mon fils&nbsp;! Tu ne pouvais pas avoir des vis&eacute;es sur une autre fille? Il s&rsquo;agit de la fille du plus riche &eacute;leveur de tout le pays.<br /> </span></p><p><span style="color: #353331">- Et alors ? Il a beau &ecirc;tre riche, c&rsquo;est moi qui lui fournit tous les outils en fer avec lesquels il  travaille.<br /> </span></p><p><span style="color: #353331">- Tu ne m&rsquo;as pas bien comprise, mon fils&hellip;Oublie cette fille&hellip;Et laisse-moi t&rsquo;en trouver une autre&hellip;<br /> </span></p><p><span style="color: #353331">-Non, c&rsquo;est celle-l&agrave; que je veux. Et je suis certain que son p&egrave;re ne verra aucun inconv&eacute;nient &agrave; ce que je devienne son gendre.<br /> </span></p><span style="color: #353331">-Ah ! que tu es na&iuml;f, mon fils&hellip;.<br /><br /></span><span style="color: #353331">Le jeune forgeron d&rsquo;un village d&eacute;nomm&eacute; Akalous veut &eacute;pouser la fille du plus riche &eacute;leveur du pays.<br />Sa m&egrave;re essaie de lui faire entendre raison en le convaincant que cette fille-l&agrave; n&rsquo;&eacute;tait pas pour lui.<br /><br />Le jeune forgeron insista tant et si bien que sa brave m&egrave;re accepta, sans conviction de l&rsquo;accompagner chez le riche &eacute;leveur pour demander la main de sa fille. Ce dernier, comme elle l&rsquo;avait pr&eacute;vu, refusa de la leur accorder sous pr&eacute;texte qu&rsquo;elle &eacute;tait &quot; r&eacute;serv&eacute;e &quot; depuis longtemps au fils d&rsquo;un de ses vieux amis.<br /> </span><p>&nbsp;</p><p><span style="color: #353331">De retour &agrave; la maison, le forgeron sombra dans un chagrin de plusieurs jours, puis comme il &eacute;tait fort de caract&egrave;re, il d&eacute;cida d&rsquo;oublier ce petit incident tout en se disant qu&rsquo;il y avait au village d&rsquo;autres filles aussi belles que celle qui avait fait vibrer son c&oelig;ur. Apr&egrave;s tout, comme le dit si bien la sapience populaire, on n&rsquo;obtient pas toujours ce que l&rsquo;on veut.<br /> </span></p><p>&nbsp;</p><p><span style="color: #353331">Quelque temps plus tard, il demanda la main d&rsquo;une autre fille et son p&egrave;re lui fit comprendre qu&rsquo;il arrivait un peu tard parce qu&rsquo;il avait d&eacute;j&agrave; accord&eacute; sa main &agrave; quelqu&rsquo;un qui s&rsquo;&eacute;tait pr&eacute;sent&eacute; bien avant lui. Un terrible soup&ccedil;on assaillit alors le jeune homme. Se pouvait-il que personne ne veuille de lui comme gendre ? Pour en avoir le c&oelig;ur net, il demanda en mariage une troisi&egrave;me, une quatri&egrave;me et une cinqui&egrave;me fille et &agrave; chaque fois, on lui r&eacute;pliquait par la n&eacute;gative sous couvert de pr&eacute;textes incongrus. Bizarre. Se pouvait-il que personne ne se souvienne des immenses et innombrables services qu&rsquo;il avait rendus au village ? Apr&egrave;s d&rsquo;autres d&eacute;marches, infructueuses &eacute;galement, il se r&eacute;signa &agrave; la triste r&eacute;alit&eacute;. Personne ne voulait de lui comme gendre. Ses soup&ccedil;ons s&rsquo;&eacute;taient av&eacute;r&eacute;es justes. Malgr&eacute; tous les nombreux services qu&rsquo;il avait rendu aux gens de son village, ceux-ci, en retour, le m&eacute;prisaient ! Aucun n&rsquo;avait voulu lui accorder la main de sa fille ! Pourquoi ? Qu&rsquo;avait-il fait de mal ? Il avait toujours accompli du bon travail pour honorer la m&eacute;moire de son p&egrave;re afin que tout le monde puisse parler de lui en bien. Il avait fabriqu&eacute; des couteaux, des haches, des faucilles, des araires, des socles, et souvent sans demander de contrepartie quand celui qui sollicitait son aide n&rsquo;avait pas de quoi payer&hellip; Et voil&agrave; le r&eacute;sultat! Il &eacute;tait le mal-aim&eacute; de tout le village !<br />Sa m&egrave;re tenta de le consoler :<br /> </span></p><p>&nbsp;</p><p><span style="color: #353331">- Ne sois pas triste, mon enfant ; la vie est pleine de ce type de surprises empreintes de m&eacute;pris et d&rsquo;ingratitude. Je vais te ramener une fille d&rsquo;un des villages se trouvant derri&egrave;re les montagnes. Dans ces villages-l&agrave;, &agrave; ce qu&rsquo;on m&rsquo;a dit, les filles sont plus belles et plus dociles.<br /> </span></p><p>&nbsp;</p><p><span style="color: #353331">- Je te sais gr&eacute; m&egrave;re de vouloir me consoler&hellip;Pour le moment je n&rsquo;ai pas le c&oelig;ur &agrave; me marier. Je dois d&rsquo;abord me remettre de ce m&eacute;pris dont toi et moi, mes deux s&oelig;urs et la m&eacute;moire de mon p&egrave;re avons fait l&rsquo;objet&hellip; Ensuite, je me marierai&hellip; Et certainement avec une des filles vivant au-del&agrave; de ces montagnes. Je dois t&rsquo;avouer m&egrave;re que je n&rsquo;ai plus envie de vivre dans ce village o&ugrave; tout respire l&rsquo;ingratitude et l&rsquo;hypocrisie.<br /> </span></p><p>&nbsp;</p><p><span style="color: #353331">- Quitter le village ? s&rsquo;exclama la m&egrave;re. Ce ne serait pas une mauvaise id&eacute;e. Beaucoup de villages n&rsquo;ont pas de forgeron&hellip;Ils seraient tous heureux de t&rsquo;accueillir.<br />  </span></p><p>&nbsp;</p><p><span style="color: #353331">- Je sais, m&egrave;re, je sais&hellip;Nous nous en irons d&rsquo;ici, mais au moment opportun.<br /> </span></p><p>&nbsp;</p><span style="color: #353331">Durant plusieurs jours, le jeune forgeron d&rsquo;Akalous ne fit rien d&rsquo;autre que vaquer &agrave; ses occupations habituelles, ce qui fit dire &agrave; de nombreux villageois que son c&oelig;ur ignorait la ranc&oelig;ur et la rancune. Mais, en r&eacute;alit&eacute;, il s&rsquo;&eacute;tait jur&eacute; de se venger. Et de la mani&egrave;re la plus cruelle qui soit.<br /><br /><br />&nbsp;LA suite prochainement<br /></span>]]></content:encoded>
		<pubDate>Fri, 28 Dec 2007 17:42:28 +0100</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://pao.eklablog.com/article-13463-61524-akalous.html</guid>
	</item>
</channel>
</rss><!--mdp=-->